Gymnastique : "Le niveau africain a beaucoup évolué et est en bonne voie"

ALGER - Le président de la commission technique de l'Union africaine de gymnastique (UAG), le Marocain Razik Abdelilah, a estimé que le niveau technique de la gymnastique dans le continent connaît "un essor considérable," ce qui augure d'un "bel avenir" pour cette discipline.

"La gymnastique africaine a beaucoup évolué depuis les dix dernières années, ce qui constitue une note positive pour plaider la bonne cause du continent d'avoir sa propre compétition qui qualifie ses athlètes aux jeux Olympiques", a déclaré à l'APS, Razik Abdelilah, lors de la soirée de clôture des 13es Championnats d'Afrique de gymnastique (23-26 mars à Alger).

Le rendez-vous d'Alger a pris fin avec la consécration de l'Egypte face à l'Algérie, mais aussi avec beaucoup de "satisfaction" pour la gymnastique africaine qui devait donner des "arguments de l'évolution de son niveau technique" et convaincre les responsables de la Fédération internationale (FIG), représentée par une délégation d'arbitres, invitée en qualité d'arbitres neutres.

"Au-delà des résultats proprement techniques qui importaient l'ensemble des délégations participantes, nous avions le devoir, avec l'accord des acteurs de la gymnastique africaine, de prouver au monde que la gymnastique a pris un essor considérable et une évolution fort appréciable", a souligné M. Razik en faisant une comparaison avec les précédentes éditions auxquelles il avait pris part.

Les avis des experts de la FIG, présents en Algérie, jouent en faveur de la gymnastique continentale, puisque pour la majorité d'entre eux, le 13è rendez-vous africain de gymnastique a pris des galons et ce, à tous les niveaux.

"On a vu beaucoup de bonnes choses lors de ces championnats, comme le niveau technique de plusieurs athlètes qui peuvent faire valoir des satisfactions à l'Afrique dans les grandes manifestations, pour peu qu'ils continuent de travailler, car la gymnastique demande beaucoup d'efforts", a indiqué l'Allemand Albrecht Holger, représentant du comité technique masculin de la FIG.

Cet avis est partagé par la vice-présidente du comité technique féminin de la FIG, Donattela Sacci et la présidente technique aérobic/FIG, Mirelle Ganzin qui ont relevé aussi "le niveau acceptable et surtout la grande marge de progression des différents styles de la gymnastique en Afrique''.

Durant le tournoi d'Alger, il faut relever le niveau des épreuves au sol, du cheval d'arçon et des barres parallèles, "notamment chez les garçons", selon le président de la commission technique de l'UAG, Abdelilah Razik dont l'attention a été retenue par la classe, entre autres, des athlètes d'Algérie, du Maroc, d'Egypte et de Tunisie.

"Cette fois-ci, le niveau de certains concours chez les garçons était meilleur que lors des précédentes éditions des championnats d'Afrique. Cela dénote d'un certain sérieux dans le travail qui se fait au niveau des nations dominatrices en gymnastique. Ces nations seront la locomotive qui tirera notre discipline vers un plus haut niveau que celui actuel", a-t-il conclu.

Outre l'Algérie, pays organisateur de ces Championnats d'Afrique 2016, la Tunisie, le Maroc, l'Egypte, l'Afrique du Sud, le Congo, le Sénégal, la Centrafrique et la Namibie ont également pris part à la compétition.

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